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Sous-location : règles légales et risques pour le propriétaire
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La sous-location non autorisée est l'un des motifs les plus fréquents de conflit entre propriétaires et locataires. Voici ce que dit la loi et comment réagir.
Le principe : interdiction sauf accord écrit
L'article 8 de la loi du 6 juillet 1989 est clair : le locataire ne peut ni céder son bail ni sous-louer le logement sans l'accord écrit du propriétaire. Cet accord doit préciser le montant du sous-loyer, qui ne peut pas dépasser le loyer principal.
Les cas de sous-location
- Sous-location classique : le locataire loue une chambre ou tout le logement à un tiers, de façon continue
- Sous-location touristique (Airbnb) : le locataire met le logement sur une plateforme de location courte durée
- Hébergement gratuit : héberger un proche gratuitement n'est PAS de la sous-location
Que risque le locataire ?
- Résiliation du bail aux torts du locataire (motif légitime et sérieux)
- Remboursement des sous-loyers perçus au propriétaire (jurisprudence Cour de cassation 2009)
- Dommages et intérêts si le propriétaire prouve un préjudice
Comment détecter une sous-location ?
- Annonces sur Airbnb, Booking, Leboncoin (recherchez votre adresse)
- Témoignages de voisins (passages fréquents d'inconnus, valises)
- Courrier reçu au nom de tiers
- Consommation d'eau/électricité inhabituellement élevée
Comment réagir ?
- Constatation : capture d'écran de l'annonce, témoignage de voisin, constat d'huissier si nécessaire
- Mise en demeure : LRAR demandant l'arrêt immédiat de la sous-location
- Si persistance : assignation en justice pour résiliation du bail + restitution des sous-loyers
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